Patrimoine


Cathédrale Saint-Pierre

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La première cathédrale de Vannes fut détruite en 919 lors des invasions normandes en Bretagne. Une nouvelle cathédrale fut construit vers 1020 par l'évêque Judicaël et son frère Geoffroi Ier de Bretagne, duc de Bretagne, dans un style roman mais on ignore si c'est au même emplacement. Faite de granit et continuellement modifiée par l'addition de nouvelles structures, la cathédrale est un édifice extrêmement composite. À la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle, les évêques Rouaud et Guéthenoc réédifient une nouvelle cathédrale dont subsistent la base du clocher et quelques pans du chœur. La reconstruction en style gothique décidée par l'évêque Yves de Pontsal se fit aux XVe siècle} et XVe siècle, entre 1454 et 1520. Elle fut rendue nécessaire du fait que l'ancien sanctuaire était devenu trop petit pour faire face à l'affluence des pèlerins qui se pressaient autour du tombeau de saint Vincent Ferrier, mort à Vannes en 1419 et enterré dans le chœur de la cathédrale. Elle est édifiée grâce aux offrandes des pèlerins venus se recueillir sur le tombeau du saint que le pape Calixte III vient de canoniser De cette époque datent la nef, le transept et le porche du croisillon nord. Ce porche comprend, suivant la coutume bretonne, douze niches destinées à recevoir les statues des 12 apôtres. Au XVIe siècle également fut construite une chapelle ronde à étage, la chapelle du Saint-Sacrement, petit joyau de style Renaissance, accolé à la façade nord du transept, au niveau de la cinquième travée. La tour nord est la principale structure héritée de l'ancienne construction romane.

Église Saint-Patern

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Tout comme pour la cathédrale de Vannes, l'église Saint Patern du nom du premier évêque de la ville au Ve siècle fut détruite au Xe siècle lors des invasions normandes en Bretagne. L'édifice est reconstruit au siècle suivant et est pendant tout le Moyen Âge une importante étape de pèlerinage. Saint Patern, premier évêque attesté de l'évêché de Vannes est un des sept saints fondateurs de Bretagne. Ses reliques conservées à Vannes attirent la foule des pèlerins du Tro Breizh. Le pélérinage crée de grands troubles dans la ville au XIVe siècle. Le clergé de Saint Patern et les chanoines de la cathédrale se disputent le droit de présenter les reliques, de recevoir les vénérations, et donc les offrandes. Les fidèles de la paroisse de Saint Patern défendent leurs droits contre les chanoines aidés dans des sergents du duc. Les paroissiens font le guet et s'enferment dans l'église à l'arrivée des partisans des chanoines. Le clergé recommande cependant aux fidèles de jeter les offrandes par les fenêtres de l'église. L'affaire est réglée par l'intervention du clergé de Rome. Au XVe siècle siècle, le pèlerinage fut en partie délaissé après le passage et La prédication de saint Vincent Ferrier, qui fit de l'ombre au saint fondateur. L'église romane fut victime des tempêtes en 1721-1726. L'édifice actuel a été reconstruit dès 1727 sur les plans de l'architecte vannetais Olivier Delourme. Le grand escalier, la tour de granit et sa lanterne sont commencés en 1769 mais la flèche ne peut être achevée qu'en 1826.

Enseigne Vannes et sa femme

enseigne vannes et sa femme
L 'enseigne Vannes et sa femme : Sur une maison à colombages datant du XVe siècle ayant appartenu à Gilles de Bretagne, à l'angle des rues Noé et Pierre-René Rogue dans l'intra-muros, se trouve un des emblèmes de la ville. L'enseigne Vannes et sa femme surmontée des bustes d'un couple en pierre peinte sans mains, est un des symboles de la ville dont on ne sait pas l'origine. Cette sculpture pourrait être une enseigne commerciale, probablement l'enseigne d'un cabaret.

La Tour du Connétable

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Cette grande tour se situe sur le flanc des remparts de la ville face au plateau de la Garenne. La Tour du Connétable est érigée au milieu du XVe siècle, époque des travaux d'agrandissement de l'intra-muros. Située non loin du château de l'Hermine, il est possible que cette tour ait fait partie de ses défenses. Le nom de Tour du Connétable vient d'Arthur III de Bretagne, connétable de Richemont. Bien que la tour dispose de casemates d'artillerie dans la salle base, sa fonction principale est la résidence du connétable, le chef des armées du duc. La tour est bâtie sur cinq niveaux et est flanquée de deux escaliers. Les deux pièces principales sont éclairées par de grandes ouvertures, dont deux fenêtres à meneaux de pierre qui donnent sur le sud. La toiture pointue est dominée par une cheminée. La tour fut vraisemblablement liée à un projet de logis qui ne fut jamais réalisé, des maçonneries d'attente sont présentes coté intra-muros vers la place des Lices.

Bastion de Gréguennic

Bastion de Gréguennic à  vannes
Il est fait mention dans des textes des XIVe siècle et XVe siècle d'une porte fortifiée qui date de l'époque de l'agrandissement de l'enceinte vers le sud. L'enceinte est alors renforcée par l'adjonction de bastions tel que le bastion de Gréguennic dont la construction est impulsée sous la gouvernance du duc de Mercoeur à la fin du XVIe siècle. La rénovation du site dès 1992 a permis de dégager le bastion à quatre pans qui dispose de casemates pour canons pour assurer la défense des douves et du port. L'accès était effectué par l'ancienne porte qui détenait une importance capitale si l'on en croit les multiples agrandissements, fermetures ou surélévations, qui indiquent le rôle primordial de la porte avant son remplacement par la porte Saint-Vincent au XVIIe siècle. Aujourd'hui le bastion est masqué par l'aménagement de la Place Gambetta.

Porte Saint-Vincent

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On entre dans la vieille ville par la porte Saint-Vincent, édifice classique à colonnes et niches en plein cintre restauré récemment. Elle a remplacé, vers 1624, des fortifications des XIVe et XVIe siècles dont un bastion subsiste derrière les maisons de la partie gauche de la place. Les armoiries de Vannes sculptées dans le granit sont posées à la fin du siècle dernier et remplacent un cadran solaire installé sur le pignon sud mieux orienté de l'hôtel des Colonies. La porte actuelle résulte d'une restauration de 1742. Dans sa niche centrale, une statue moderne, de 1891, de saint Vincent Ferrier, rappelle l'importance du saint dans l'histoire de la cité. Né à Valence en 1350, Vincente Ferrer ou Vincent Ferrier, dominicain, se distingue par sa participation aux combats religieux de son temps contre les infidèles et par la part qu'il prend pour tenter de résoudre le schisme de la papauté.
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Rédacteur : N. Roudot - Une Edition Bonjourchezvous.com par creation site internet par David Roi & j'aime la Bretagne